Photographie
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[Portrait d'Angela Davis issu d'un article de périodique]
Identifiant d'objet :
BIB/Photogr./2504
Titre :
[Portrait d'Angela Davis issu d'un article de périodique]
Nombre de photographies/négatifs/diapositives/planches contact/ektachromes :
1
Annotations et légendes présentes sur la photo :
Angela Davis ange ou démon ? Pour tel journaliste, Angela Davis est une « négresse de vingt-six ans, pas jolie, sans rien d’attirant », tandis qu’aux yeux de tel autre, elle est « et jolie, et Noire, et intellectuelle ». Une partie de la presse la présente comme une « conspiratrice qui voulait libérer des suppôts de potence noirs », l’autre estime « qu’elle est déjà devenue un élément étranger dans son propre milieu, de même que dans sa famille de bourgeois nantis, lesquels l’ont saturée de privilèges dont ses frères de race sont bien incapables de jouir dans leurs ghettos ». De toute manière, Angela a une chance raisonnable de devenir une « Sainte Angela, militante et martyre », si le tribunal de San Rafael (Californie) la condamne à mort et si la sentence est exécutée. Des commentateurs suggèrent que le gouvernement US ne commettra pas cette imprudence : « Pas de martyrs dont pourraient se servir les Panthères Noires ».
Dimensions :
H. 270,0 mm;270 mm
x
L. 270,0 mm;204 mm
Statut de l'image :
Tirage d'époque (original)
Couleur :
Couleur
Polarité :
Positif
Forme de la photo :
rectangle
Notes :
Suite de la légende : Qui est donc cette Angela Davis qu’on évoque en sens si divers ? Angela Davis fut une étudiante brillante, disciple du professeur Marcuse, auteur d’âpres considérations critiques sur la « société de consommation » : une société qui pousse ses citoyens à se créer constamment de nouveaux besoins, qui lui fait tourner la rue de la fortune devant les yeux, une société qui, pour dire les choses en une indispensable simplification, sait susciter des aspirations jusque dans l’être le plus intime des gens sans que ces gens éprouvent réellement ces aspirations. Herbert Marcuse a connu la une des journaux au cours des années 67 et 68 alors que ses adeptes Rudi Dutschke et Cohn-Bendit (qui devait renier son « maître » par après) entamaient la lutte ouverte dans les rues de Berlin-Ouest, de Francfort et de Paris, contre cette société de consommation. Marcuse était à l’époque, le père spirituel en quelque sorte des nouveaux révolutionnaires. Et puis, en 1969, Angela Davis, l’élève superintelligente de Marcuse, recevait une chaire de philosophie à l’Université de Californie. Elle avait alors tout juste 24 ans… Le gouverneur de l’Etat de Californie, l’ex-vedette de l’écran Ronald Reagan, lui interdit de professer parce qu’elle se disait ouvertement communiste. Angela fut déboulonnée avant d’avoir donné son premier cours. Le jeune professeur se pourvut en appel, et l’affaire se termina à son avantage devant le tribunal. L’ancienne étudiante en Sorbonne, celle que le professeur Marcuse appelait la meilleure élève qu’il eût connue en trente ans de professorat, put récupérer sa chaire, le juge ayant décidé qu’elle ne pouvait pas être radiée sous le prétexte de ses opinions philosophiques. - Professeur de philosophie à l'Université de Californie. - Militante du mouvement noir américain.
Mots clés 2 :
FEM. TFE8 Femmes communistes--États-Unis Davis, Angela (1944-….)